Pour bien accomplir notre mission, voici différents volets dans lesquels votre Association désire servir ses Églises, afin de vous aider à accomplir votre mission dans vos communautés respectives.
1. SERVIR DANS L’IMPLANTATION D’ÉGLISES
George Bullard, un expert en matière d’Association d’Églises, a écrit qu’une Association en santé croîtra numériquement si elle débute de nouvelles Églises à raison de 3 % par année. Même s’il a raison, j’aimerais plutôt le dire de cette façon : le royaume de Dieu grandira si nous travaillons à évangéliser et à démarrer de nouvelles Églises à raison de 3 % par année. Ce sont des Églises qui créent des Églises, l’Association existe pour supporter, pourvoir aux outils et faciliter la multiplication d’Églises.
En région, nous visons à établir une Église par municipalité régionale de comté (MRC) et dans les régions de Québec et du grand Montréal nous avons besoin d’au moins doubler ce qui existe déjà.
Depuis 2003, nous avons débuté 13 Églises. Aucune Église ne fut débutée en 2009. En 2010, nous travaillons sur cinq projets avec quatre Églises mères :
| Église de Terrebonne-Mascouche | Saint-Eustache : septembre 2010 |
| Petite Patrie/ Montréal : 2011 |
| Église de Rock Forest (Sherbrooke) | Axe 21 : septembre 2010 |
| Église de Trois Rivières | Rive-Sud de Trois-Rivières |
| Église de Charny | Montmagny |
Et nous avons ciblé plus de 18 autres communautés où nous désirons établir une nouvelle Église. Priez que Dieu envoie des implanteurs et des équipes pour ce défi. Terry Cuthbert travaille à former et encadrer des implanteurs, mais il ne peut les produire. C’est le Maître de la moisson qui les produit et les envoie.
2. SERVIR DANS LA FORMATION DE NOUVEAUX LEADERS
Dans les sept dernières années, SEMBEQ a débuté six cohortes dans la province. Elles contribuent à former des leaders dans une trentaine d’Églises. Les cohortistes sont accompagnés dans leur Église par une quarantaine de pasteurs/coachs qui leur transmettent le savoir, le savoir être et le savoir faire. Le développement du caractère du futur leader est un élément important du développement des cohortistes.
La clef de l’avancement de l’Évangile au Québec passe invariablement par l’envoi et la formation de nouveaux ouvriers. Présentement, 57 % de nos 125 pasteurs/anciens actifs sont au-dessus de 50 ans, dont environ la moitié de ce nombre est proche de la soixantaine ou la dépasse. D’ici 10 ans, plusieurs d’entre nous seront à la retraite ou tout au moins, auront diminué leurs activités après 65 ans.
Les experts en matière de dénomination d’Églises affirment que parmi les éléments déterminant la santé ou le déclin d’une Association, trois facteurs retiennent l’attention :
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La croissance numérique d’Églises (évangélisation - implantation)
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La croissance qualitative des Églises (la santé des Églises)
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La présence d’une relève plus jeune parmi les ouvriers (formation).
Vous comprendrez que dans les 10 prochaines années, c’est un objectif prioritaire. Il y a urgence de former de nouveaux leaders et de prier le Maître d’en envoyer d’autres.
Un fait encourageant : Parmi nos 58 cohortistes, incluant les 12 finissants de la cohorte de Montréal en juin 2009, 45 ont moins de 45 ans (75 %) et la majorité se situent entre 25 et 35 ans. À travers la formation dans les cohortes, il y a donc une belle relève qui se prépare. Continuons à former.
Une septième cohorte débutera, Dieu voulant, en septembre prochain dans la région de Québec. Nous l’appelons la cohorte SEMBEQ/Alètheia. Il nous faut au moins 10 cohortistes pour débuter. Présentement nous avons un potentiel de 10 à 12 étudiants. Dieu voulant, une autre cohorte débutera dans la région de Saint-Hyacinthe vers 2012. Nous nous réjouissons que les Églises de Saint-Hyacinthe, Vaudreuil et de Granby aient débuté un centre de formation appelé « La relève ». Priez pour l’Église de Chicoutimi qui en commencera aussi une en septembre prochain.
SEMBEQ est à mettre sur pied une cohorte virtuelle. Imaginez, c’est maintenant envisageable que des étudiants puissent suivre un cours sur leur ordinateur à la maison, pendant que le professeur parle à Montréal ou ailleurs en province. La formation sera accessible partout en province via Internet, dans le confort de votre foyer ou en groupe dans votre propre Église locale. Économie de temps et de frais de transport et pas d’absences de la maison ou du travail. Toute la technologie est prête. Imaginez l’impact sur la formation d’ouvriers dans les 10 prochaines années.
La formation dans l’Église locale est la clef de la multiplication d’ouvriers et d’Églises. Discutez avec votre Conseil de la possibilité de débuter une « Relève » dans votre Église locale.
3. SERVIR EN AIDANT LES ÉGLISES À ÊTRE EN SANTÉ
Non seulement l’Association a besoin de grandir en nombre, mais aussi en bonne santé spirituelle. Si des familles en santé constituent une Église en santé, des Églises en santé constituent aussi une Association en santé. Je suis reconnaissant que ayons un directeur pastoral pour intervenir à titre de conseiller envers les Églises et les ouvriers qui traversent des périodes de troubles, de transition, ou encore qui nécessitent de judicieux avis avant de prendre des décisions ayant un impact dans leur milieu.
Il gère régulièrement des situations difficiles dans les Églises et on lui demande d’aider ou d’intervenir dans différentes situations de tension au sein des Conseils d’Églises. Parmi les 11 ouvriers que nous avons perdus, leurs départs ne se sont pas tous passés dans le calme et l’harmonie. Même si nous savons parfaitement que nous ne pourrons jamais éviter tous les conflits, ces faits nous amènent à regarder vers l’avenir et à tenter d’apporter certaines approches qui aideront certainement.
4. SERVIR EN FACILITANT LA COLLABORATION ENTRE LES OUVRIERS
La collaboration des ouvriers fait partie de la santé relationnelle de notre Association. Nous sommes heureux que les deux tiers de nos ouvriers participent à une pastorale régionale.
Dans notre ADN d’Association, nous valorisons les bonnes relations ainsi que la collaboration entre les ouvriers de nos Églises. Les pastorales régionales permettent de développer cet esprit d’entraide, de collégialité et de collaboration.
Dans ce désir de cultiver et de persévérer à prier les uns pour les autres, nous visons à ce que, dans les années à venir, nos pastorales régionales se développent encore plus et servent vraiment de temps de rafraîchissement et de collaboration. Nous visons à ce que dans dix ans, aucune de nos Églises et aucun de nos ouvriers ne souffre d’isolement.
5. SERVIR EN FAVORISANT LA VISION MISSIONNAIRE
Une bonne partie des missionnaires québécois servant outre-mer à travers le Fellowship, proviennent de la vague de conversion des années 70. Plusieurs furent appelés au champ missionnaire vers les années 80 et servent dans différents pays depuis ce temps. Vers les années 90-95, seulement quelques autres missionnaires répondirent à cet appel. Même si nous avons besoin d’ouvriers chez nous, nous ne devons pas oublier les besoins dans le monde entier et nous réjouir de ceux qui y répondent. C’est l’œuvre de Dieu que nous regardons en premier et pas seulement notre Jérusalem.
Comme Association, nous avons aussi la responsabilité de créer des opportunités pour servir outre-mer. C’est ce qu’Actes 1.8 nous rappelle : « … et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. » La terre entière a besoin d’entendre la prédication de la Bonne Nouvelle du salut.
C’est dans cette optique que nous avons mis sur pied un comité de travail composé de deux représentants de Mission internationale du Fellowship, de trois représentants de JBEQ, de Dave Dobson, chargé de la levée de fonds au Fellowship, et moi-même, afin de développer un programme francophone de mission à court terme pour les jeunes qui sont désireux de vivre une expérience à court terme avec les missionnaires du Fellowship.
JBEQ sera le portail d’entrée et de porte-voix auprès des jeunes. Les intervenants de Mission Internationale pourvoiront pour l’encadrement organisationnel et l’expertise sur le terrain. Le directeur général de l’Association coordonnera l’ensemble du programme.
D’ici 2020, par la grâce de Dieu, ce serait merveilleux de voir une nouvelle génération de missionnaires provenant de nos Églises aller servir le Seigneur dans d’autres pays. C’est aussi la responsabilité de l’Association de servir les Églises locales en créant des opportunités et en facilitant l’encadrement et la formation de nouveaux missionnaires.
6. SERVIR À TRAVERS UNE SAINE GESTION
En 2008, le Conseil de l’Association a pris une décision de foi en d’embauchant un directeur général à plein temps, en plus d’un directeur pastoral à quatre jours semaine. Même si le besoin se faisait sentir depuis un bon moment, les ressources financières n’étaient pas au rendez-vous. Nous comptions sur la grâce de Dieu et le soutien financier des Églises. À la fin du dernier exercice financier, nous avons constaté avec joie et actions de grâce que l’Éternel a suscité les fonds nécessaires.
Merci à toutes les Églises qui ont contribué à relever ce défi.
Tout en fonctionnant à l’intérieur des limites budgétaires allouées, plusieurs défis financiers importants sont devant nous dans les années à venir.
En 2009-2010, il y a quelques Églises de plus qui ont contribué à soutenir financièrement l’Association, soit 70 % de nos Églises à présent, ce qui représente une légère hausse par rapport à l’an dernier. Durant la dernière année, les dons des Églises ont augmenté d’environ 11 %, tandis que les dons des individus ont plus que doublé. Ceci témoigne de votre confiance et de votre appui envers les membres du Conseil qui ont avancé par la foi. Nous encouragerons toutes nos Églises à viser volontairement consacrer 5 % de leurs revenus au support financier de l’Association afin de continuer à mieux vous servir. Nous dépendons du soutien financier de nos Églises locales.
7. SERVIR EN DÉVELOPPANT UNE STRUCTURE QUI FACILITE LA CROISSANCE VERS 2020
La structure n’est pas la raison d’être d’une Association d’Églises, mais plutôt un outil permettant de servir plus efficacement. Devant les défis des 10 prochaines années, votre Association a besoin de développer sa structure et son personnel afin d’être en mesure de répondre aux besoins croissants de l’œuvre à travers la francophonie canadienne.
Nous sommes en développement et préparons la structure administrative à pouvoir desservir 100 à 120 Églises. Nous avons accompli une étape importante en développant un esprit d’équipe et de partenariat entre les départements touchant la formation, l’implantation et la santé des Églises.
Nous recherchons à travailler en étroite collaboration avec les plus grandes Églises qui débutent des Églises filles. Plus il y aura d’Églises filles, plus il sera nécessaire d’accompagner ces nouvelles œuvres dans la mécanique de départ et de développement. Notre nouveau rôle est d’aider à trouver le financement et coordonner la députation des implanteurs dans nos Églises.
Dans les années qui viennent, nous avons besoin de décentraliser l’Association en embauchant des directeurs régionaux à raison d’une journée semaine. Ils serviront comme extension de l’Association dans les régions. Si nous voulons continuer de bien servir le nombre croissant des Églises, nous devons le faire non seulement à partir du bureau central, mais aussi à partir des régions. Les directeurs régionaux seront plus près de chaque Église et mieux placés pour percevoir leurs besoins spécifiques de leur région. Ils seront également les intervenants de premières lignes afin de répondre aux Églises et ouvriers vivant des problèmes, des transitions ou des défis quelconques.
En terminant, j’aimerais utiliser un extrait d’un article intitulé : « The Comming Death of National Denomination » écrit par George Bullard, qui résume ce que nous devons regarder pour les années à venir.
Cet extrait nous confirme que nous sommes dans la bonne direction et qu’il nous faut persévérer en mettant tous l’épaule à la roue.
Une dénomination efficace poursuit sept objectifs importants :
1. Servir ses Églises membres et adhérentes
Les Églises n’existent pas pour servir l’Association, mais l’Association existe pour servir les Églises afin qu’elles accomplissent mieux leur mission. Si tel n’est pas le cas, elle est vouée à la décroissance.
2. Développer des leaders
Une Association, qui ne veille pas à la formation de leaders, manquera de relève et fera face au déclin.
3. Garder l’accent sur le développement du royaume
Ce n’est pas le développement d’une dénomination que nous visons, mais la multiplication des Églises et le développement du royaume de Dieu dans le monde francophone. De même que la vitalité d’une Église passe par les conversions, la vitalité d’une Association passe par l’implantation d’Églises.
4. Approfondir les relations entre les Églises et les ouvriers
Les bonnes relations créent l’interdépendance et la collaboration, sans cela c’est l’indépendance et l’isolement.
5. Pourvoir à des ressources appropriées
Les ressources doivent être en fonction des besoins des Églises et non en fonction de la survie de la dénomination.
6. Demeurer captivée par une vision conquérante,
Sans vision nous tournons en rond, nous affairant à la routine et à la survie. Il ne faut pas détourner nos yeux de la mission d’évangéliser, former des disciples et multiplier les leaders et les Églises locales. Tellement d’autres sujets secondaires peuvent détourner notre attention, épuiser nos énergies et minimiser notre impact.
7. Gérer efficacement ses ressources humaines et financières
Sans rechercher à avoir trop de ressources, il faut se donner les moyens humains et financiers nécessaires pour accomplir nos défis de croissance.
En terminant, voulez-vous engager votre Église à prier :
- Que des âmes soient sauvées;
- Pour les directeurs de l’Association;
- Que Dieu envoie dix ouvriers par annéé;
- Que les ouvriers présents persévèrent dans le ministère;
- Que plus d’ouvriers en forment d’autres;
- Que plus d’Églises implantent de nouvelles Églises, spécialement dans les grands centres urbains;
- Que nos Églises développent des stratégies efficaces d’évangélisation, de formation de disciples et de formation de leaders;
- Que nous envoyons de nouveaux missionnaires à l’étranger;
- Que les Églises croissent en nombre et en santé spirituelle;
- Que Dieu pourvoie à des ressources financières à travers :
- une contribution volontaire de 5% des revenus des Églises;
- le soutien du projet « La Famille Grandit », pour les Églises en implantation;
- des individus qui s’engagent à donner généreusement;
- la Fondation Barnabas.
« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » (1 Co. 15.58)